Alpha Condé lâché par son ami Soros ? ( Guinee7)

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Des blogueurs guinéens, soutenus notamment par OSIWA, une ONG proche du millionnaire Georges Soros, spéculateur américain, ont lancé Lahidi (promesse). Une plateforme qui exige des comptes au président Alpha Condé. L’ONG qui estime qu’ ‘‘on ne piétine pas une promesse’’ a répertorié 281 promesses d’Alpha Condé et 165 du gouvernement Condé qui sont pour l’essentiel non tenues.

Si les sources des promesses attribuées au président et à son gouvernement sont le plus souvent vagues avec les indications comme ‘‘media’’ ou encore ‘‘programme de gouvernance 2015-2020’’, etc., il y a aussi à s’interroger sur le mécanisme d’évaluation des ‘‘promesses’’ qui, comme des sources n’est pas clairement défini.

Par ailleurs si demander des comptes à un président de la république est, à bien des égards, un acte citoyen, il y a cependant à se demander pourquoi une telle activité est soutenue avec de puissants moyens par une ONG soutenue par Georges Soros, présenté comme un des plus fidèles amis d’Alpha Condé. L’a-t-il lâché ?

Soros se présente comme un ‘‘philanthrope politique’’ qui soutient des ONG qui, apparemment font la promotion de ‘‘la démocratie et les droits de l’homme’’. Même si certains analystes estiment que la différence entre les actions philanthropiques et les visées politiques, donc économiques sont minces.

Qu’à cela ne tienne, Georges Soros à travers ses ONG, est accusé d’avoir aidé au ‘‘printemps arabe’’. Et plus près de chez nous, au Sénégal, OSIWA qu’il parraine, a soutenu le mouvement ‘‘y en a marre’’, tombeur d’Abdoulaye Wade.

A propos, Œil d’Afrique écrivait qu’on ne peut douter des nobles intentions de ce groupe d’activistes qui a mobilisé le peuple sénégalais pour barrer la route au président Abdoulaye Wade. Mais la démarche est sans rappeler la stratégie mise en place en Afrique du Nord par l’OSI et d’autres organisations américaines de « promotion de la démocratie » les années précédant le « printemps arabe ». Le modus operandi est toujours le même : s’appuyer sur les revendications légitimes des peuples opprimés et révoltés pour avancer des politiques chères à la démocratie du marché. Pour ce faire, on fait des yeux doux à des groupes de la « société civile » ayant pignon sur rue; un merveilleux travail de cooptation est entrepris pour gagner les cœurs et les esprits de certains activistes ciblés.