PROJET DE LOI DE FINANCES AU TITRE DE L’EXERCICE 2018

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Le projet de loi de finances 2018 a été dévoilée mercredi 01 novembre 2017 devant l’Assemblée Nationale par Malado KABA, Ministre de l’Économie et des Finances, en présence de quelques membres du gouvernement et du gouverneur de la Banque Centrale.

 

L’élaboration de ce projet de loi a été caractérisé, au niveau international, par une conjoncture relativement favorable avec une croissance estimée pour 2017 à 3,6% contre 3,2%en 2016.

Au niveau national, après deux (2) années éprouvantes, l’activité économique a rebondi avec un taux de croissance estimée à 6,6% en 2016 et projetée à 6,7% pour l’année 2017. De plus, l’inflation est restée modérée à 8,7% en glissement annuel à fin juin 2017 et en deçà des deux (2) chiffres. La dette publique extérieure a été contenue à 23,9% du PIB et le taux de change a été stabilisé et les réserves de change ont augmenté.

 

Quant au budget 2018, il vise à soutenir l’investissement et les aides aux entreprises en vue de stimuler la croissance économique, la promotion de l’emploi, le renforcement des avoirs extérieurs et le renforcement des mécanismes de cohésion et de solidarité sociale et spatiale.

 

Le Budget de 2018 est le premier des trois budgets qui constitueront à terme le cadre actif de mise en œuvre du document de programmation budgétaire pluriannuelle, 2018-2020. Ce budget 2018 est un outil d’accélération dans la réalisation des ambitions de transformation économique et sociale portées par le Chef de l’État et formalisées par les

nouveaux outils de programmation susmentionnés.

 

Les objectifs de la politique budgétaire continueront de s’appuyer sur :

 

(i) le maintien du déficit budgétaire et l’endettement à un niveau raisonnable en pourcentage du PIB ;

(ii) l’augmentation des investissements publics dans les infrastructures pour soutenir

la croissance et diversifier l’économie ;

(iii) la recherche active de financements extérieurs sous forme de dons et de prêts

(avec pour les prêts cette exigence d’obtenir les meilleurs termes possibles) ;

(iv) la maitrise des besoins de financement budgétaire à un niveau qui permettra d’éviter d’emprunter à la Banque centrale (avances non statutaires, maturité supérieure à 92 jours, et limiter les emprunts auprès du secteur bancaire ;

(v) la consolidation et l’approfondissement des efforts pour une mobilisation accrue des ressources internes ;

(vi) l’amélioration de l’allocation des ressources en privilégiant les services de base et les projets d’investissements aptes à impulser la croissance ;

(vii) le renforcement de la déconcentration budgétaire ;

(viii) la baisse des subventions énergétiques; et

(ix) la poursuite de la mise en œuvre du plan de réformes des finances publiques.

 

La Ministre de l’Économie et des Finances a insisté sur le fait que le Projet de Loi de Finances 2018 s’inscrit pleinement dans la poursuite de la mise en œuvre du PNDES et vise à accélérer les ambitieux chantiers de la transformation et la diversification économique et sociale de la République de Guinée. Elle a également souligné que le budget a été bâti avec un souci de réalisme et de totale inclusion.