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Mines – Le défi de la transformation

Mines – Le défi de la transformation

Les autorités guinéennes sont déterminées à engager une politique qui privilégie et encourage la transformation locale des produits miniers. L’exemple de la société chinoise TBEA est révélateur de cette stratégie industrielle.

Parmi les majors exerçant dans le secteur minier
en Guinée, on compte le russe Nordgold. Nikolai
Zelenski, directeur général du groupe implanté
dans bon nombre de pays de la sous-région, indique
que la filiale guinéenne « dispose pour le moment d’une
seule mine en Guinée, SMD-Lefa, constituée d’un
ensemble de fosses dans les préfectures de Siguiri et de
Dinguiraye. Lefa est bien une mine de classe mondiale,
et occupe même les tout premiers rangs des mines en
exploitation et économiquement rentables en Guinée,
mais également au sein du groupe. » Au-delà de ses
besoins de production, SMD-Lefa entend déployer une
stratégie locale en matière de transformation.
C’est d’ailleurs le cas de la plupart des sociétés
minières, comme la chinoise TBEA dont la vice-présidente
Wu Wei a signé le 30 décembre 2017 avec
Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines, une
convention portant sur la chaîne de transformation
locale de la bauxite guinéenne, soit de la production
à la transformation. Cette convention s’inscrit dans
le cadre des récentes conventions signées entre les
deux pays, et les parties prenantes se sont engagées à
s’accompagner mutuellement pour une parfaite réussite
de leur collaboration. Cette convention prévoit
que l’entreprise chinoise alloue à la Guinée environ
3 milliards de dollars pour une première phase, crée
plus de 10 000 emplois directs et indirects, et enfin
mette en place des unités de transformation de bauxite
et d’alumine ainsi que des fonderies d’aluminium.
Évoquant les détails de cette convention, le ministre
des Mines a expliqué : « Au terme de plusieurs mois
de discussions, nous avons trouvé un accord pour
l’exploitation de la bauxite. Parallèlement à cela
sont prévus la réalisation d’une usine d’alumine et
l’engagement pour la création d’une fonderie d’aluminium,
ensemble qui couvrirait toute la chaîne de
valeurs. Pour la première fois, nous avons une société
qui s’engage d’entrée de jeu à procéder à la transformation
totale de la bauxite en aluminium de base,
mais aussi en aluminium de spécialité utilisé par les
usines de haute technologie. L’engagement est total
dans cette première phase sur environ 3 milliards de dollars d’investissements, mais nous avons prévu avec
la société d’autres phases qui permettraient d’augmenter
substantiellement ce niveau d’engagement. La
société va créer des milliers d’emplois dans la phase de
construction. Elle va investir dans un port et contribuer
à la construction d’un chemin de fer dans la deuxième
phase de réalisation de projet. Normalement, si tout
se passe bien, et nous y travaillerons, la production
de la bauxite commencera en 2019 et la production
d’alumine en 2021. »
Louise Bibalou-Durand

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