Monnaie unique CEDEAO : Le gouverneur de la BCRG, précise : « La Guinée sera à même de respecter la plupart des critères. »

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La CEDEAO, à travers Kalilou Traoré, commissaire de l’institution pour l’industrie et la promotion du secteur privé, a déclaré récemment aux médias à Lagos que l’institution est déterminée à mettre en place une monnaie unique en Afrique de l’Ouest en 2020.

 Selon lui, la monnaie aurait dû être lancée cette année, mais plusieurs pays membres n’ont pas respecté leurs responsabilités financières. Il est question pour les Etats membres de la CEDEAO de se conformer aux critères macroéconomiques comme l’inflation, le déficit budgétaire, la stabilité de la monnaie.

 Dix critères sont énoncés par l’institut monétaire ouest-africain pour le lancement de la monnaie. Les 4 principaux critères sont : un taux d’inflation à un seul chiffre à la fin de chaque année, un déficit budgétaire qui ne dépasse pas 4% du produit intérieur brut, un déficit de financement de la banque centrale qui ne dépasse pas plus de 10% de l’impôt de l’année précédente et des réserves extérieures brutes qui peuvent garantir une couverture des importations pour trois mois au moins au minimum.

Interrogé sur la question par guineenews.org, Louncény Nabé, gouverneur de la Banque Centrale de la République (BCRG) a précisé qu’il y a des dernières informations concernant les critères retenus récemment par la CEDEAO ; il s’agit pour les critères de premier rang : du déficit budgétaire (y compris les dons et sur la base des engagements)/PIB ≤3 % ; l’inflation annuelle moyenne ≤5 % (sujet à une étude indépendante visant à déterminer le seuil optimal) ; la dette publique/PIB ≤70 % ; des réserves brutes ≥ 3 mois d’importations.

 Et pour les critères de second rang, on parle  de financement du déficit budgétaire par la banque centrale ≤10% des recettes fiscales de l’année précédente  et la variation du taux de change ±10 %.

 La Guinée pourrait-elle remplir les critères énoncés  avant la date prévue pour le lancement de la monnaie unique ? « Avec l’épidémie à Virus Ebola, il était difficile d’envisager le respect de plusieurs de ces critères notamment ceux liés au déficit et aux réserves de change. Avec la fin de la crise sanitaire et le redémarrage prévisible de l’économie, la Guinée sera à même de respecter la plupart des critères » a répondu le gouverneur de la BCRG.

In Guineenews